Tag Archives: Jean-Baptiste Durier

Des séances de tests en bonne compagnie pour François Gabart

by macifcourseaularge.com

© Alexis Courcoux / MACIF

© Alexis Courcoux / MACIF

Le M24 de François Gabart, trimaran de sport de 24 pieds  développé en 2014* en parallèle de la conception du Trimaran MACIF, était de sortie en baie de Port-La-Forêt en fin de semaine dernière. L’objectif était de tester différentes formes de foils en situation réelle sur ce petit trimaran conçu par VPLP (comme le trimaran MACIF).

Le M24 permet à François Gabart et l’équipe technique de valider des évolutions dans les différentes formes des appendices pour une optimisation à moyen et long terme du trimaran MACIF. Ce support est un outre un excellent outil d’entrainement pour le skipper.

Jeudi et vendredi derniers à Port-la-Forêt, François Gabart a pu tester sur le M24 un nouveau safran réalisé par son équipe. L’objectif est de valider la performance et la tenue de ce nouveau profil de safran dans le but de confirmer la fabrication du second. A noter que les safrans du M24 et du trimaran MACIF sont tous les deux équipés de plans porteurs.

A l’occasion de ces navigations, François Gabart avait convié Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) et Vincent Riou, le skipper de PRB (IMOCA 60), récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre dans sa catégorie et lui aussi vainqueur du Vendée Globe (2004) lors de la sortie de jeudi.

Sur un plan d’eau plus « musclé », François naviguait vendredi  à nouveau avec Vincent Riou, Antoine Gautier (Responsable Bureau d’études MerConcept) et Guillaume Le Brec (avec qui le skipper du trimaran MACIF avait participé aux régates d’avant-saison en Diam24 en 2015).

Les marins ont donc travaillé à la validation de ce nouvel appendice et ont profité de ces sorties sous un beau soleil d’hiver pour voler quelques instants !

L’équipe est, quant à elle, à Lorient pour avancer sur le chantier d’hiver du trimaran MACIF avec  l’objectif de retrouver le plus rapidement possible l’élément liquide pour aller voler à son tour.

*sur les bases du Diam 24, monotype utilisé sur le Tour de France à la Voile

Des foils sur un Diam 24

by letelegramme.fr

Nous avons vu un Diam 24 équipé de foils avec François Gabart, Vincent Riou et Guillaume Le Brec à bord. S’agit-il de tests en vue d’une éventuelle modification du bateau ?

Il n’y a pas de secret sur ce sujet-là. François Gabart a acheté un Diam pour s’en servir comme laboratoire pour son maxi-trimaran Macif (ndlr : qui, lui, est équipé de foils). Il s’en sert pour tester plusieurs formes de foils. Il a acheté un Diam 24 classique avec deux flotteurs supplémentaires dans le but d’effectuer des essais.

Donc, il n’y a aucun changement à l’horizon ?

Nous sommes très satisfaits du Diam 24. Je crois que, fin février-début mars, le chantier (1) va livrer sa 60e commande. Ça fonctionne très bien. Pour le reste, disons qu’on regarde François Gabart le faire voler et peut-être que le coup d’après… On ne se met aucune pression, nous n’avons aucun planning, mais on s’est dit : « Dans quelques années, peut-on avoir une version de ce bateau avec des foils ? ». On a vu que c’était une petite bombe avec des foils. Donc, ça interpelle.

Un Diam 24 volant, c’est pour demain ?

Il n’y a aucune date d’arrêtée. Cela se joue à plusieurs années. Il faudrait d’abord que ce soit économiquement viable. Une grande partie du succès du Tour et de ce bateau-là, c’est la donne économique, le fait qu’il coûte 55.000 euros. Une solution volante avec des foils et certains renforts à droite et à gauche, cela veut dire 25.000 ou 30.000 euros de plus. Je me répète, il faudrait que ce soit jouable économiquement parlant, de l’ordre de 15.000 euros de plus. Mais soyons clair, nous ne sommes pas du tout dans des phases d’essais pour le Tour de France. Il y a des marins comme François Gabart, Vincent Riou et d’autres qui s’amusent pour voir ce qu’on peut en faire. Disons qu’ils le font sous notre oeil bienveillant.

Tout le monde vole ou veut voler aujourd’hui. Le Tour de France peut-il échapper à cette tendance ?

C’est le sens de l’histoire donc il n’y a aucune raison que le Tour ne s’inscrive pas, un jour, dans cette tendance. Je ne vois pas pourquoi le Tour n’irait pas et si ça peut se faire avec le Diam 24, ça aurait du sens.

Des foils demain et une aile rigide après-demain ?

L’aile, c’est un autre sujet. C’est à la fois une problématique budgétaire et une problématique logistique. Notre format impose des montages et démontages fréquents, du transport donc cela voudrait dire une aile démontable qui se transporte rapidement. Le Tour de France n’est pas la Coupe de l’America. On leur laisse le soin de faire du développement et de la recherche. Nous, nous suivons la tendance. Mais tout cela est assez excitant.

(1) : ADH Innotec à Port-la-Forêt

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/voile/tiens-un-diam-24-volant-18-01-2016-10924047.php